mercredi 10 mai 2017

1737. Plan of Mons. Gravure de Claude Du Bosc.



Plan of Mons.

Gravure de Claude Du Bosc extraite du tome II (entre les pp. 124 et 125) de l'ouvrage The Military History of the Late Prince Eugene of Savoy, and of the Late John Duke of Marlborough, Including a Particular Description of the Several Battles, Sieges, &c. in which Either Or Both Those Generals Commanded. Collected from the beft Authors in all Languages, publié à Londres, par James Bettenham en 1737.

Gravure en très bel état et sous un encadrement soigné.

Dimensions :

   - Image : 302 x 343 mm.
   - Cuvette : 315 x 355 mm.
   - Cadre : 490 x 535 mm.


Le siège de Mons de 1709.
   La garnison montoise se compose en 1709 de soldats espagnols, bavarois et français, placés sous les ordres du comte de Grimaldi. Devant l'imminence du siège, elle s'empare le 7 septembre de tous les grains aux alentours de la ville et brûle les maisons des faubourgs de Bertaimont et d'Havré. Elle incendie encore, à l'annonce de la victoire des Anglais, des Danois, des Hollandais et des Impériaux – les Alliés – à Malplaquet le 11 septembre, les maisons du faubourg de Nimy et celles proches du fort Saint-Pierre, à Hyon. Durant la nuit du 18 au 19 septembre, elle reçoit le renfort inespéré d'un détachement français arrivant de Condé, qui pénètre en ville par la porte du Parc.
   Les Alliés, de leur côté, se livrent également à des préparatifs. Le 18 septembre, ils fabriquent dans le bois d'Havré des fascines, destinées à combler les fossés, qu'ils rassemblent en face des portes de Nimy et d'Havre. La nuit du 23 au 24, ils provoquent l'écoulement dans la Trouille des eaux inondant la zone comprise entre les portes du Rivage et de Bertaimont. Pour ce faire, ils ouvrent une brèche dans la digue reliant la redoute du Rivage au village de Cuesmes, à hauteur de la vieille Trouillette.
   Le siège proprement dit débute le soir du 25 septembre par l'ouverture d'une première tranchée devant la porte de Bertaimont et d'une autre devant celle d'Havré. Au même moment, les batteries de canon des Alliés ouvrent le feu sur les deux portes précitées d'où les défenseurs répliquent énergiquement. Les assaillants s'emparent le lendemain de la redoute de Nimy, tandis que la garnison tente une sortie par la porte d'Havré. Des fantassins français et espagnols occupent les tranchées creusées par les assiégeants avant de se replier à l'arrivée de renforts venus de Hyon. Le 1er octobre est pris l'ouvrage à cornes proche du moulin d'Épinlieu, qui défend le pont par lequel le chemin de Mons à Tournai franchit la Haine.
   Les Alliés se rendent maîtres, nuit après nuit, des ouvrages avancés en creusant des tranchées d'approche en zigzag pour éviter les tirs d'enfilade. Les sapeurs atteignent les chemins couverts proches des portes de Bertaimont et d'Havré. Les artilleurs y installent des batteries pour ouvrir des brèches dans les ouvrages à cornes protégeant les deux portes sur lesquelles portent les attaques. Les batteries tirent à bout portant sur celui de Bertaimont ; d'autres sur celui d'Havré. Les dégâts occasionnés par ces tirs, ainsi que la prise de l'ouvrage à cornes de Bertaimont, conduisent les assiégés à battre la chamade le 20 octobre.
   La capitulation militaire, signée le 21 octobre, comprend trois points essentiels. Tout d'abord, l'exercice de la religion catholique romaine ne devra en aucune façon être troublé par les soldats, professant une autre religion, qui formeront la garnison de Mons. Les vaincus remettront sans délai la porte de Nimy aux Alliés. Le troisième point concerne la sortie de Mons des troupes espagnoles, bavaroises et françaises et de leurs chefs, du comte de Bergeyck, ministre du roi d'Espagne, du grand bailli de Hainaut Ferdinand de Croÿ, ainsi que des officiers au service de Maximilien-Emmanuel de Bavière et de son frère Joseph-Clément, prince-évêque de Liège et archevêque de Cologne.
   Le 23 octobre, toutes les personnes citées ci-dessus quittent Mons avec leurs domestiques, leurs chevaux, leurs bagages et leur mobilier. Excepté les soldats français ramenés à Maubeuge, tous sont conduits à Namur. Deux jours plus tard, le prince Eugène, le duc de Marlborough, le prince d'Orange-Nassau et les autres généraux entrent en ville et dînent chez les députés des États généraux des Pays-Bas, arrivés la veille à Mons.





Bibliographie :
   - Walter De Keyzer et Bruno Van Mol, Le siège de Mons par Marlborough et les Alliés en 1709, dans Images de Mons en Hainaut du XVIe au XIXe siècle, p. 177.



180 euros (code de commande : 24150).


Si vous souhaitez obtenir plus d'informations à propos de cette gravure ou la commander,
utilisez le formulaire de commentaire ci-dessous
ou
adressez-nous un message à

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire