jeudi 8 juin 2017

1840. SAINT-GENOIS (Jules de) - Le faux Baudouin.


SAINT-GENOIS (Jules de).

Le faux Baudouin (Flandre et Hainaut) 1225.
Tomes I et II (complet).

Bruxelles-Gand, 1840.
[Bruxelles / Librairie Polytechnique. / Rue de la Madelaine, 9. / Gand, / Librairie Générale, / Rue aux Marjolaines, 24. / 1840]


Deux volumes sous demi-basane (frottée) chagrinée, dos à 5 nerfs orné de caissons dorés, VIII, 298 p., 296 p., le papier marbré des contre-gardes et de la couverture a été renouvelé.

Exemplaire dédicacé par l'auteur qui précise au verso de la page de faux titre : « N° 1 des 6 exemplaires tirés sur papier de couleur » (jaune pour celui-ci), ex-dono d'Alphonse Gosseries à Émile Hublard sur la page de garde, très bon exemplaire, très rare.

Extrait de l'introduction :
   L'événement que nous avons pris pour sujet de cette publication, est un des plus bizarres, des plus mystérieux de ce moyen-âge, où cependant ne manquent pas les choses singulières. L'histoire du Faux Baudouin est en quelque sorte faite exprès pour le roman historique. Peu de légendes sont aussi populaires, aussi connues et pourtant aussi entourées de particularités contradictoires. L'ermite de Glançon était un imposteur, nous en sommes profondément convaincu, mais tout en enlevant à cet étrange personnage le prestige dont les amateurs du merveilleux l'ont affublé, il reste encore un intérêt immense qui se rattache à cet épisode des annales de la Flandre. Nous verrons que le nom de Bertrand de Rains servit de manteau aux ramifications hardies d'une révolution, qui menaçait non-seulement la comtesse Jeanne, mais encore le royaume de France tout entier. L'imposture de cet homme n'est pas, comme on l'a pensé jusqu'ici, une simple révolte, résultat d'une ambition individuelle, un fait isolé et audacieux, jeté sous les pas de Jeanne de Flandre pour enrayer la marche de son pouvoir.   Aussi concevons-nous très-bien que l'ermite de Glançon, regardé comme un aventurier ordinaire, comme un homme agissant dans un intérêt personnel, ait été reconnu pour Baudouin IX par ceux qui ignoraient la révolution qui se préparait. Mais en étudiant davantage cette époque obscure, il y a une foule de particularités qui se lient, qui s'agencent, qui s'engrainent les unes dans les autres, et le personnage qu'on a d'abord rencontré isolément, finit par s'identifier si bien avec tous ceux qui le font agir et mouvoir, qu'il est impossible de tracer une ligne de séparation entre eux.
   Si donc sous le rapport du dramatique, de l'effet, des situations horripilantes, il semble, au premier aspect, jaillir moins d'intérêt de la version que nous avons adoptée, le tableau des véritables causes qui amenèrent la révolution momentanée de 1225 est cependant, à notre avis, assez propre à exciter la curiosité du lecteur.
 

Bibliographie :   - Cauchies (Jean-Marie),« Qui se patrem meum fvecit appellari » : l'affaire du faux Baudouin (1225), dans Mémoires d'Orient. Du Hainaut à Héliopolis, pp. 107110.

200 euros (code de commande : 24955).


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