jeudi 6 juillet 2017

1844. CHEVALIER (Michel) - Lettres sur l'Amérique du Nord.


CHEVALIER (Michel).

Lettres sur l'Amérique du Nord par Michel Chevalier avec une carte des États-Unis d'Amérique. Quatrième édition revue, corrigée et augmentée de plusieurs chapitres et d'une table raisonnée des matières.
Tomes I et II (complet).

Bruxelles, Wouters, 1844.
[Bruxelles. Wouters et Ce, Imprimeurs-Libraires 8, rue d'Assaut. 1844].

Deux tomes en un volume in-8° demi-chagrin brun, dos à 4 nerfs, orné, plats recouverts de papier gaufré, (étiquette du relieur T. Demonceau, à Verviers), reliure un peu frottée, 275, [1 bl.], 303, [1 bl.] p., une carte à déplier.

Bel exemplaire malgré quelques rousseurs.


Avis de l'éditeur pour la première édition :
   Cet ouvrage a été sinon achevé, du moins tracé pendant un voyage en Amérique, de la fin de 1833 à celle de 1835. Plusieurs des lettres qui le composent, formant environ un tiers de cette publication, ont paru dans le Journal des Débats, auquel elles furent successivement adressées. L'auteur ne s'est pas borné à visiter les États-Unis ; il a aussi séjourné pendant plusieurs mois dans la partie espagnole du nouveau monde, au Mexique et à l'île de Cuba. Son intention avait été d'abord de réunir à ses observations sur les États-Unis celles qu'il avait recueillies sur les Hispano-Américains, ainsi que sur les Noirs et les Peaux-Rouges auxquels ils sont mêlés. Après réflexion, il a cru qu'il était plus convenable de séparer ce qu'il croyait avoir à dire sur deux sujets aussi différents que le sont les deux Amériques, espagnole et anglaise. Ainsi, ces deux volumes roulent exclusivement sur les États-Unis, ou du moins ont été faits entièrement à leur occasion. La même pensée qui a déterminé l'auteur à réserver ses notes sur le Mexique et l'île de Cuba, l'a décidé à faire précéder les lettres sur l'Union américaine de deux lettres écrites d'Angleterre lorsqu'il allait s'embarquer à Liverpool pour New-York.

L'avis d'Émile Cheysson à propos du séjour de Michel Chevalier en Amérique :
   Tout ce qu'il y voit l'enchante. Il y trouve réalisées une partie de ses aspirations saint-simoniennes : l'autocratie industrielle, l'absence de noblesse héréditaire et de traditions, la femme entourée de respect, une activité de ruche laborieuse, un prodigieux entrain, le travail considéré comme le moteur général et la loi universelle, un développement économique qui menace de déborder sur l'Europe. Il décrit ce spectacle et dit ses impressions dans une série de Lettres sur l'Amérique, que publia le Journal des Débats et qu'on trouve encore plaisir et profit à relire à plus d'un demi-siècle de distance. Comme Montesquieu dans les Lettres persanes, c'est la France qu'il vise dans ses récits d'Amérique ; il lui adresse des leçons sévères, gourmande la bourgeoisie sur son oisiveté et son égoïsme, lui prédit le suffrage universel, la concurrence des États-Unis. Son style s'est dégagé des boursouflures et des obscurités apocalyptiques qui étaient de mise à Ménilmontant ; il est rapide, correct, élégant, plein d'images et de mots heureux. Aussi ses lettres eurent-elles un grand succès et firent-elles dès ce moment sa réputation de penseur et d'écrivain. Le public sentait que le mouvement saint-simonien n'avait pas été stérile et que les jeunes gens qui en avaient pris la tête étaient des semeurs et des remueurs d'idées.


Bibliographie :

   - Cheysson (Émile) dans École polytechnique, livre du centenaire, 1794-1894, t. I : L'école et la science, p. 509.


120 euros (code de commande : 25768).


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