mercredi 25 octobre 2017

1960. DE LE COURT (Jules-Victor) - Dictionnaire des anonymes et pseudonymes (XVe siècle - 1900).



DE LE COURT (Jules-Victor).

Dictionnaire des anonymes et pseudonymes (XVe siècle - 1900).
Mis en ordre et enrichi par G. de le Court.

Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1960.

Fort in-8° sous reliure toilée d'éditeur, XI, 1280, 9 p., (collection « Bibliographie Nationale », tome I), exemplaire en très bel état.

Préface :
   Après avoir publié en 1863, un peu hâtivement comme il le dit en la préface, son Essai d'un Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes, imprimés en Belgique au XIXe siècle et principalement depuis 1830, Jules de le Court s'était proposé de remanier ce travail, de le compléter et de lui donner une bien plus grande extension en y faisant figurer les ouvrages édités dans notre pays depuis l'invention de l'imprimerie. À cet effet, il avait entrepris de réunir un nombre considérable de documents, qu'il s'apprêtait à mettre en ordre et à livrer à l'impression, lorsque la mort le surprit, le 13 février 1906.
   Cette documentation fut oubliée pendant de longues années et ne fut retrouvée qu'en 1940, dans les décombres d'un immeuble détruit par fait de guerre. On peut facilement s'imaginer dans quel état se trouvaient alors les restes du Dictionnaire des anonymes et pseudonymes et le nombre de pièces qui avaient disparu ou avaient été lacérées.
   Cependant, sur les instances de quelques bibliophiles, notamment de Léon Losseau, nous avons entrepris d'essayer de reconstituer l'ouvrage, sinon dans son état primitif, tout au moins dans ses parties principales. À cette fin, nous avons consulté un certain nombre d'ouvrages et de publications et nous avons fait appel à des concours, qui, presque toujours, nous ont été des plus généreusement accordés.
   Tel qu'il est reconstitué, le Dictionnaire de Jules de le Court comporte bien des lacunes et présente bien des défauts ; mais en dépit de ses imperfections, il y a lieu de remarquer qu'il constitue la seule tentative de ce genre, qui ait été réalisée dans le cadre national ; la plupart des pays de l'Europe occidentale, au contraire, ont consacré, parfois depuis longtemps, des travaux étendus à cette branche spéciale de leur propre bibliographie.
   L'ouvrage est divisé en 3 parties :
      1. Les pseudonymes.
      2. Le Dictionnaire proprement dit.
      3. Une table onomastique.
   I. Les pseudonymes.
   Les pseudonymes sont classés selon l'ordre alphabétique et d'après le premier mot saillant, abstraction faite de tous les articles définis et indéfinis.
   Ce chapitre comprend, non seulement tous les pseudonymes, mais en outre les signatures sous forme d'initiales des auteurs figurant dans le Dictionnaire. Y sont incorporés également les pseudonymes et signatures des auteurs d'articles parus dans des journaux et des périodiques, dans la mesure, il va de soi, où leur identification a été possible. Les références qui accompagnent les pseudonymes ne sont pas limitatives ; elles doivent s'entendre comme étant le simple rappel que tel auteur a usé de ce pseudonyme, notamment dans tel ouvrage ou dans telle publication périodique, mais il a pu, à notre insu, en user en d'autres endroits.
   Pour obtenir plus de clarté dans la présentation, nous avons groupé toutes les signatures (initiales) avant les pseudonymes proprement dits, et cela pour chaque lettre.
   Les numéros en chiffres arabes qui suivent les indications relatives aux auteurs non identifiés, renvoient aux pages du manuscrit, indiquées au cours de l'impression.
Nous avons fait précéder ce chapitre d'une table des noms latinisés d'un certain nombre d'auteurs dont un ou plusieurs ouvrages ont été publiés en Belgique.
   II. Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes publiés en Belgique, depuis le XVe siècle jusqu'à l'an 1900.
   Ce titre ne doit pas laisser entendre que tous les ouvrages anonymes et pseudonymes publiés en Belgique pendant le cours de cinq siècles ont été incorporés dans le travail ; ce serait une prétention démesurée qu'aucun bibliographe n'oserait formuler, et ne serait, au reste, en mesure de réaliser.
   Le Dictionnaire comprend un grand nombre d'ouvrages anonymes et pseudonymes publiés en Belgique, ou portant une adresse d'imprimerie belge, ou encore portant l'indication d'un lieu étranger, alors qu'ils furent imprimés dans notre pays.
   Nous donnons comme anonyme l'ouvrage dont l'auteur, ou le traducteur, ne s'est pas fait connaître, non seulement au titre, mais pas davantage dans la préface, ni in fine. Nous devons à la vérité d'avouer qu'il ne nous a pas été possible, pour des raisons diverses, de faire passer dans nos mains les 16.000 titres, et même plus, que comporte ce Dictionnaire. De nombreux titres ont dû être rapportés sur la foi d'auteurs ou de catalogues, et il se peut que la règle que nous venons d'exposer ne soit pas toujours rigoureusement respectée, ce dont on voudra bien nous excuser.
   Pour ne pas surcharger sans nécessité cette liste déjà longue, nous n'avons pas hésité à écarter, de façon délibérée, un certain nombre d'ouvrages anonymes ou pseudonymes. Ce sont, en grande partie, des ouvrages de piété ou d'école, qui ne présentent qu'un intérêt fort limité. Nous avons omis également des pièces de vers, imprimées en placard, comme il y en a eu tant pour célébrer les mérites d'un nouveau promu ou d'un jubilaire ; de même, nombre de petites brochures qui ont fourmillé lors de la révolution des patriotes ; de même encore, nombre de chansons.
   En ce qui concerne les pseudonymes, nous n'avons pas cru utile d'incorporer tous les ouvrages français qui ont fait l'objet d'une contrefaçon belge entre 1815 et 1852, lorsque leurs auteurs sont trop connus, tels : George Sand, Stendahl [sic], La Mennais, Champfleury, etc..., aucune confusion ne pouvant apparaître à leur sujet. On trouvera, au reste, des renseignements sur ces auteurs dans le chapitre des pseudonymes. Il en est de même en ce qui regarde un très grand nombre d'ouvrages de piété, signés par leurs auteurs de leur nom en religion.
   Quant à l'agencement et au classement, nous avons respecté, le plus scrupuleusement qu'il nous a été possible, les intentions de l'auteur, telles qu'elles sont consignées dans les notes qu'il nous a laissées. Jules de le Court a pris comme modèle, pour édifier son ouvrage, le Dictionnaire des ouvrages anonymes de Barbier, comme étant à son époque – 1900 – le travail bibliographique le plus clair et le plus commode à consulter. [...] 
   Chaque rubrique comprend le titre. Le plus généralement nous l'avons transcrit in extenso, à l'exception cependant des titres trop étendus, dont certaines parties pouvaient être omises, sans nuire à l'identification de l'ouvrage. Le titre est suivi du lieu d'impression, du nom de l'imprimeur, du millésime, du format, des différentes éditions et autres indications bibliographiques, pour autant que ces renseignements nous soient connus. Vient ensuite le nom réel de l'auteur, et éventuellement les diverses attributions. Des notes concernant l'ouvrage et son auteur complètent un certain nombre de rubriques.
   III. Table onomastique.
   Cette table comprend les noms d'auteurs cités dans le Dictionnaire et dans le chapitre des pseudonymes.
   Ces noms sont classés selon un ordre alphabétique intégral, particules comprises. Ils sont accompagnés des différents pseudonymes, du rappel des titres des ouvrages figurant dans le Dictionnaire, et d'une courte note biographique, lorsque ces derniers renseignements nous sont connus.
   Les noms latinisés repris en tête du chapitre des pseudonymes, constituant en réalité un aide-mémoire, ne sont pas, en général, incorporés dans la table onomastique.



50 euros (code de commande : 23949).


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