mercredi 1 novembre 2017

1709. LÉMERY (Louis) - Traité des aliments.


LÉMERY (Louis).

Traité des aliments, ou l'on trouve par ordre, et separement : la difference & le choix qu'on doit faire de chacun d'eux en particulier ; les bons & les mauvais effets qu'ils peuvent produire, les principes en quoi ils abondent ; le temps, l'âge & le temperament où ils conviennent. Avec des remarques à la suite de chaque chapitre, ou l'on explique leur nature & leurs usage, suivant les principes chymiques, & méchaniques. Par M. Louis Lemery, Docteur Regent en la Faculté de Medecine de Paris, de l'Academie Royale des Sciences. Seconde edition. revue, corrigée & augmentée par l'Auteur.

Paris, Witte, 1709.
[A Paris, / Chez Pierre Vitte, au bas de la rue / S. Jacques, vis à vis la rue de la Parche- / minerie, à l'Ange Gardien. / M. DCCIX. / Avec Approbation & Privilege du Roy.]

In-12 modeste demi-toile noire (reliure du XIXe siècle), [1 (titre)], [1 bl.], [12 (épître, préface, approbation et privilège)], XXV, [1 (catalogue du libraire)], 562 p., bon exemplaire.

Extrait de l'étude de Patrizia Catelani et de Renzo Console :
   Louis Lémery termina son Traité des Aliments en 1702, deux ans après avoir rejoint l’Académie des sciences ; mais ce traité n’avait pas été fait pour l’Académie ni lu dans cette enceinte. Cette publication fut cependant annoncée dans Histoire de l’Académie royale des sciences cette année-là avec ces quelques mots qui complètent le titre de l’ouvrage : « Cette année M. Lemery le fils a donné au Public son Traité des Alimens, où l’on trouve par ordre & séparément la différence & le choix qu’on doit faire de chacun d’eux en particulier, les bons & les mauvais effets qu’ils peuvent produire, les principes en quoi ils abondent, le tems, l’âge & le tempérament où ils conviennent. Le desseign est si clair de lui-même, & toutes les circonstances en sont si bien expliquées dans le titre, qu’il seroit inutile entrer dans une plus grande discussion. Ce Livre manquoit dans la Médecine, depuis qu’elle a été éclairée d’une nouvelle Physique, & rien ne peut être plus utile à ceux qui veulent prévenir les maladies, ou qu’une santé délicate réduit à un grand choix d’Alimens, que de connoître exactement ce qui doit être changé en leur propre substance. »
   Louis avait un réel intérêt pour la nutrition et cet ouvrage peut être considéré comme un traité de diététique. Les aliments décrits sont uniquement des produits sains à usage alimentaire, mais ne sont pas mélangés avec des médicaments. Un chapitre est consacré à chaque aliment et tous les chapitres sont divisés en deux : description de l’aliment (son type, sa sélection, ses effets positifs et nuisibles, les principes actifs qui y sont contenus en abondance, et le moment, l’âge et le tempérament pour lesquels cet aliment est recommandé), suivie par une série de remarques. On peut trouver quelques curiosités : un chapitre est consacré à la vipère parmi les aliments d’origine animale ; par ailleurs, l’opium, la coca et le tabac font partie des boissons dans le chapitre sur le vin. Le traité de Louis fut très vite populaire. Stimulé par son intérêt pour la nutrition, Louis décida d’écrire et de publier en 1704 un essai, plus court que le Traité des Aliments, sur un sujet plus précis, sous le titre de Dissertation sur la Nourriture des Os : ou l’on Explique la Nature & l’Usage de la Moelle.
   Pendant plusieurs siècles avant Lémery, la séparation entre aliments et médicaments n’était pas totale. En réalité, tous les bons aliments étaient considérés comme moyens de traitement d’affection, pour prévenir la maladie et préserver la santé. L’auteur voulait indiquer aux lecteurs, médecins pour la plupart, les bénéfices et les dangers de certains aliments pour les recommander ou les contre-indiquer à leurs patients selon les cas. Tout ceci apparaît clairement dans la synthèse de l’ouvrage de Louis publiée à l’époque par l’Académie. Encore aujourd’hui, on parle d’interaction entre aliments et constitution physique ou groupes sanguins. Louis avait déjà ce type d’idées, car il écrivit à plusieurs reprises sur la relation entre tempérament des personnes et alimentation la plus adaptée.

Bibliographie :
   - Vicaire (Georges), Bibliographie gastronomique, col. 513-514.
   - Catellani (Patrizia) et Console (Renzo), Nicolas Lémery et ses fils Louis et Jacques à l'Académie royale des sciences, dans Revue d'histoire de la pharmacie, n° 371, pp. 355-356.






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