samedi 4 novembre 2017

1965. Album Proust.


Album Proust.

Iconographie réunie et commentée par Pierre Clarac et André Ferré.

Paris, Gallimard, 1965.

In-8° sous reliure, jaquette (au nom de la librairie Jean Bonnel, à Maubeuge) et Rhodoïd d'éditeur, [10], 321, [21] p., (collection « Albums de la Bibliothèque de la Pléiade », n° 4), exemplaire en bel état.

Extrait de l'avertissement :
   
D'autres recueils d'iconographie proustienne ont précédé celui-ci, et nous voulons d'abord rendre hommage à nos devanciers. Dès janvier 1923, au lendemain de la mort de Proust, le numéro de la Nouvelle Revue Française qui lui était consacré contenait en hors-texte douze illustrations, portraits de l'écrivain et reproductions de pages tirées de ses manuscrits. Un véritable album, qui fut en son temps une révélation, accompagnait l'étude de Pierre Abraham éditée chez Rieder en 1930. Parmi les publications plus récentes on doit signaler, pour la qualité des images et le goût avec lequel elles sont présentées, l'essai de M. Claude Mauriac publié aux Éditions du Seuil dans la collection « Écrivains de toujours », le recueil de M. Georges Cattaui qui comprendra deux tomes dont le premier seul a paru, le numéro de la revue Point intitulé Univers de Proust et le Monde de Proust présenté par M. André Maurois.
   Comme il était inévitable, bien des gravures que nous reproduisons figuraient déjà dans ces beaux ouvrages. On en trouvera pourtant ici plusieurs qui sont inédites : pièces d'archives, portraits de famille, croquis, brouillons, et même deux strophes autographes sur Van Dyck composées pour Reynaldo Hahn.
   Nous n'avions pas à écrire une biographie de Marcel Proust, mais seulement à situer et à commenter les images qui illustrent sa vie. Elles s'offraient à nous assez nombreuses pour les années où il s'est mêlé au monde, soucieux d'élargir le cercle de ses relations, pèlerin passionné de musées et d'églises romanes. Elles se font bien plus rares lorsqu'il devient, dans sa chambre de malade, le prisonnier de son œuvre. Il est plus facile d'illustrer le Temps perdu que le Temps retrouvé.
   C'était d'ailleurs une idée chère à Proust, et c'est l'un des thèmes de son roman, que la vie extérieure d'un écrivain ne saurait rien nous apprendre sur l'activité créatrice qui se poursuit au profond de lui-même et dont les sollicitations du dehors ne peuvent que troubler ou interrompre le cours. Du moins avons-nous essayé d'évoquer non seulement l'atmosphère de ses longues souffrances et de ses rares joies, mais celle aussi du travail de son esprit. On trouvera reproduit dans notre album quelques-uns des tableaux, des monuments, des paysages dont le souvenir hantait son génie. En comparant Illiers a Combray, le Loir a la Vivonne, le Pré Catelan au parc de Tansonville, on entreverra le mystère de transfiguration et d'enrichissement dont s'accompagnent les résurgences de la mémoire involontaire.
   Nous avons essayé aussi, en rapprochant de quelques passages de son œuvre des toiles de Renoir, de Degas, de Claude Monet, de rendre sensibles les affinités qui unissent l'inspiration de Marcel Proust à celle des grands impressionnistes de son temps. L'objet de l'art, à ses yeux, était d'atteindre « une réalité cachée par une trace matérielle ». Nous ne pouvions guère recueillir ici que des « traces matérielles » d'une vie si ardente et si vite brisée. Mais peut-être, par elles et au delà d'elles, arrivera-t-on à surprendre quelques aspects de son paysage intérieur.






200 euros (code de commande : 24097).


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