mercredi 20 décembre 2017

1921.TILLIER (Claude) - Belle-Plante et Cornélius.


TILLIER (Claude).

Belle-Plante et Cornélius.
Bois gravés par Deslignères.

Paris, Mornay, 1921.

In-8° broché, XXXVII, 288 p., (collection « Les Beaux Livres », n° 7), exemplaire numéroté sur Rives (n° 132), très bon exemplaire.

   Le roman est précédé du texte du discours prononcé par Jules Renard à l'inauguration du buste de Claude Tillier, à Clamecy, le 17 septembre 1905.


Extrait du Dictionnaire des œuvres :

    Petit roman de mœurs provinciales, à intentions philosophiques, publié en 1841 [...]. Les héros sont deux frères, héritiers d'un riche hobereau de campagne, qui crut pourvoir à leur éducation en les confiant à un maître, charlatan et Ivrogne. L'un, Belle-Plante, est avide, avare jusqu'à la ladrerie et fermé à tout appel du sentiment : il ne songe qu'à accumuler de l'argent, à dépouiller son frère ou toute autre personne quand il en a l'occasion. L'autre, Cornélius, est exactement l'opposé : généreux, rêveur, adonné à des études philosophiques, il dépense le peu qu'il possède en expériences utopiques et en générosités irréfléchies. Aidé de Louise, bonne et pleine de bons sens, il mène à bien son invention : un aérostat dirigeable, qui devra lui procurer la richesse et grâce auquel il obtiendra pour son mariage avec Louise, le consentement, tant souhaité, du père de la jeune fille. Tout le monde s'oppose à ce mariage ; depuis Belle-Plante qui convoite la dot de la jeune fille, jusqu'au curé qui professe pour elle une admiration qui n'a rien d'innocent, alors qu'il nourrit une haine inexorable pour Cornélius libre-penseur. Pendant que Cornélius essaie son aérostat, un coup de fusil tiré par le curé troue l'appareil, et le pauvre rêveur disparaît sans retour dans le ciel. Par le ton du récit qui se tient entre le pathétique et l'humoristique, par l'anticléricalisme et les préoccupations sociales dont fait preuve l'auteur, cette œuvre rappelle les écrits de Voltaire et de Diderot. La langue et le style sont parfaits. Sans doute y a-t-il dans le personnage de Cornélius un peu de l'auteur lui-même qui, soldat, écrivain et maître d'école, mena précisément dans le village où se passe le récit, une vie de travail et de luttes ingrates pour la justice et le progrès.

Bibliographie :
   - Laffont-Bompiani, Dictionnaire des œuvres, t. I, p. 433.




45 euros (code de commande : 26278).


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